esclave

esclave
Personne ne remarque
Personne ne constate
Que mon c½ur est enchaîné
Et que l'on a perdu la clé

Pourtant quelqu'un s'approche
Et baisse les yeux
Quand vient le temps de m'annoncer
Que l'on ne peut me délivrer

# Posté le mercredi 28 février 2007 09:04

de Charles Pierre Baudelaire - in. Les Fleurs du Mal

de Charles Pierre Baudelaire - in. Les Fleurs du Mal
ALCHIMIE DE LA DOULEUR

...Par toi je change l'or en fer
Et le paradis en enfer;
Dans le suaire des nuages

Je découvre un cadavre cher,
Et sur les célestes rivages
Je bâtis de grands sarcophages.

# Posté le mercredi 28 février 2007 07:43

seule

seule
C'était une femme grande, majestueuse, et si noble dans tout son air, que je n'ai pas souvenir d'avoir vu sa pareille dans les collections des aristocratiques beautés du passé. Un parfum de hautaine vertu émanait de toute sa personne. Son visage, triste et amaigri, était en parfaite accordance avec le grand deuil dont elle était revêtue. Elle aussi, comme la plèbe à laquelle elle s'était mêlée et qu'elle ne voyait pas, elle regardait le monde avec un ½il profond, et elle écoutait en hochant doucement la tête.

# Posté le mercredi 28 février 2007 07:34

alcool

alcool
l'abus d'alcool est dangereux..
a bon entendeur....

# Posté le mercredi 28 février 2007 07:28

de Charles Pierre Baudelaire - in. Les Fleurs du Mal

de Charles Pierre Baudelaire - in. Les Fleurs du Mal
L'Homme et la mer

Homme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton c½ur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets:
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables!

# Posté le mercredi 28 février 2007 07:23